Millénium (1, 2 et 3) - Stieg Larson (Actes Sud)
Volume 1 - "Les hommes qui n'aimaient pas les femmes" nous plonge dans une étonnante enquête sur la disparition d'une femme, il y a plus de 30 ans. Un journaliste y consacre ses nuits et ses jours, secondé par une stupéfiante jeune femme, punkette rebelle, hackeuse de génie, au passé qu'on devine lourd (Lisbeth). Le mystère sera résolu.
Volume 2 - "La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette" offre un nouveau décor, dans lequel les personnages centraux du volume 1 poursuivent leurs aventures. Le suspense va crescendo avec cette enquête sur un réseau de prostitution qui lèvera le voile sur le mystère de la personnalité de Lisbeth.
Ce volume est prodigieux, phénoménal... à couper le souffle.
Volume 3 - "La reine du palais des courants d’air" est la suite du volume 2. L'enquête se poursuit dans les arcanes du pouvoir, avec parfois quelques longueurs. Ce volume qui clôt la trilogie est moins haletant que les deux précédents. Les rebondissements sont prévisibles, même si Stieg Larsson réussit à nous surprendre régulièrement.
mon avis
L'incroyable succès que rencontre la "trilogie Millénium" n'est pas un hasard. L'intrigue policière avec ses multiples et inattendus rebondissements, fait oublier un style qui n'est pas des plus raffinés. Un travail d'orfèvre sur les ressorts du suspense et du génie narratif à toutes les pages.
Cette trilogie, surprend et happe le lecteur dès les premières pages, à condition de se familiariser avec les patronymes suédois des protagonistes.
Le volume 1 nous entraîne dans une enquête menée par des personnages, tous plus improbables les uns que les autres et qui affichent des personnalités complexes. De petits, d'infimes, d'insoupçonnables détails permettront de détricoter une histoire que tous croyaient enterrée. Le volume 2, très différent du précédent, fait entrer en scène une brochette de personnalités obscures qui seront à la fois des réponses et des questions supplémentaire à cette enquête dont le mystère s'épaissit à chaque page.
La dernière page, appelle avidement la lecture du volume 3. Mais le suspense de ce dernier opus est trop dilué par les interminables détails sur les organisations fascistes, dont Stieg Larsson était spécialiste.
Les deux derniers volumes auraient pu n'en faire qu'un.
Autre critique : le style littéraire souvent lourd et inélégant. Faut-il mettre cela sur le compte de la traduction ? Je ne crois pas. Dostoïevski en français reste sublime.